Albion, à la conquête du pays anglois.

Albion, le matériel.

Je vais vous parler aujourd’hui d’un jeu que nous avions raté lors de sa sortie et que nous avons testé et apprécié récemment : Albion de Klaus-Jürgen Wrede (Carcassonne, ça vous dit quelque chose ?). Vous incarnez un « Dux Bellorum » (chef de guerre) lors de la conquête d’Albion. Votre but est d’être le premier à installer vos trois villes sur cette île (dont une dans un des grands territoires du nord). Pour cela, vous aurez à construire des forteresses, des châteaux et des entreprises de ressources qui vous rendront plus fort. Cette course au développement devra se faire dans une région sauvage peuplée de pictes qui parfois n’apprécieront pas de vous voir vous installer chez eux. Vous pourrez compter sur vos concurrents pour vous envoyer ces adorables personnes.

Tout d’abord, quand j’ai vu le nombre de tuiles et pions présents dans le jeu, je me suis dit : « Encore un jeu où il va falloir passer des heures à expliquer les règles. »

  • 84 matières premières
  • 48 niveaux de « colonie » dans 4 couleurs
  • 36 niveaux de « château » dans 4 couleurs
  • 48 niveaux « entreprise de matière première » de 4 types
  • 24 niveaux de « fortification » dans 4 couleurs
  • 12 « Légionnaires » en 4 couleurs
  • 16 « Colons » en 4 couleurs
  • 35 « Pictes »!
  • 28 marqueurs de mouvement
  • 1 marqueur premier joueur

soit un total de 332 (je crois) pièces. Détail intéressant, la boite est bien faite avec un thermoformage clairement adapté au rangement.

Le plateau.

Une fois les pions triés, je me suis penché sur le plateau. Sobre et clair, il est bien pensé et rien me manque. C’est un plateau du sud du royaume uni, l’Angleterre actuelle, le pays de Galles et des Lowlands d’Écosse.

Aimant particulièrement le monde médiéval et le royaume uni, le thème me convient tout à fait. Comment ai-je pu passer à côté de ce jeu ? J’ai la chance d’avoir le docteur ès jeux du coin : Claude Lucchini (cf Jeux sur un plateau n°54, article portrait) pour non seulement faire remarquer que ce jeu n’a pas tourné chez nous, mais en plus pour m’expliquer les règles.

La mise en place est rapide et simple grâce au plateau qui, bien que sobre, possède beaucoup d’informations. Nous plaçons les pictes, une entreprise de bois I et une de poisson I ainsi qu’un château I et une forteresse I. Le reste devra être construit durant le jeu.

C’est parti pour une explication rapide. Oui, oui, rapide. Il y a beaucoup de choses différentes mais finalement la mécanique est simple. Il faut « n » ressources différentes pour faire un bâtiment de niveau « n » et chaque bâtiment a un symbole qui indique ce qu’il apporte.

Les colons et légionnaires se déplacent de la même manière et nous possédons un nombre de mouvements par tour (dépendant de ce qu’on a construit). Les zones de ressources ne servent qu’aux ressources et on ne peut construire qu’un bâtiment de sa couleur par case. Les colons ayant réalisé une action retournant tout en bas, je me rends compte très vite que les colonies niveau 4, qui nous permettent de gagner le jeu, nécessiteront un long trajet vers l’or tout au nord (puisque pour avoir 4 ressources différentes, il faut forcément de l’or).

Le jeu est très intéressant. Chacun peut choisir une stratégie différente comme faire des châteaux pour augmenter ses déplacements, ou bien faire des colonies pour avoir plus de colons ou légionnaires, ou encore mettre en place des entreprises de ressources pour en avoir un maximum, ou simplement tenter d’atteindre un équilibre. Petit détail qui a son importance : lorsque l’on construit ou fait évoluer un bâtiment sur un terrain où se trouve un bâtiment adversaire de niveau supérieur, on paye une ressource au concurrent plutôt qu’à la banque. Si au moins deux concurrents sont dans la place zone, on les paye tous (à condition de payer assez pour tous. Ce sont les premiers dans l’ordre du tour, les bénéficiaires).

Au début, c’est calme, il n’y a pas trop de pictes au sud. Mais très vite ça ne va pas durer. Attention ! On ne peut s’installer que sur une case où notre force militaire (forteresses sur la carte + légionnaires sur la case) est supérieure ou égale au nombre de pictes agressifs (les pions pictes retournés avec une hache plus ceux pré imprimés sur le plateau). A chaque nouvelle construction, on retourne un pion picte et potentiellement, on augmente la virulence de ces charmants autochtones. Évidemment, tout bâtiment n’étant pas apte à résister, se retrouve rasé (seulement d’un niveau : ouf). Comme si la présence simple de ces pictes ne suffisait pas, il est possible de déplacer les pions non révélés d’une case à une autre, via un légionnaire. Cela a pour effet de les déplacer, certes, mais aussi de les révéler sur la case visée et de déclencher une attaque, le cas échéant.

Le dos des pions et les deux types de Pictes.

Voilà, après, tout n’est que prise de positions et coups vaches pour obtenir une heure plus tard un résultat serré avec un vainqueur. Après 2 parties de test, je suis allé chez mon dealer de jeu préféré l’acheter et le présenter à ceux qui n’ont pas eu la chance d’y jouer encore dans ma brasserie préférée.

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