Bloom : savez-vous planter les choux ?

S’il est un jeu qu’une violette se devait de tester et de présenter, c’est bien Bloom. Il y a deux manières de l’évoquer : jeu d’écolos ou jeu de pourris… Ça vous tente ? Vous avez bien raison !

La boite.
La boite.

Vous êtes un jardinier chargé de cultiver des fleurs et d’en faire des bouquets.

1. But du jeu :

Avoir le maximum d’argent à la fin de la partie (une pièce égale un point). La partie se termine quand plus personne n’a de jardin à planter (plus de carte en main).

2. Présentation du matériel :

  • Le jeu est destiné à cinq joueurs maximum, chargés de cultiver cinq fleurs différentes, correspondant à cinq couleurs : arums blancs, lilas bleus, jonquilles jaunes, roses et tulipes rouges.
Voilà les jetons fleur pour faire des bouquets.
Voilà les jetons fleur pour faire des bouquets.
  • Chaque jardinier a des plantations en main de tailles différentes (d’une à neuf cases de fleur), sous la forme de cartes.
Une des cartes du joueurs blanc avec deux cases de fleur.
Une des cartes du joueur blanc avec deux cases de fleur.
  • Il a également une figurine à son effigie, qu’il doit placer sur son champ pour le protéger.
  • Chaque joueur a aussi à sa disposition un animal de compagnie et un massif. (J’expliquerai l’intérêt de ceux-ci plus tard).
Les trois pions du joueur rouge ("Oh scooby...")
Les trois pions du joueur rouge ("Oh Scooby...")
  • Il y a enfin des jetons correspondant aux différentes fleurs cultivées (roses, lilas, jonquilles, tulipes, arums) et de l’argent.
L'argent récolté par la vente des bouqets (point de victoire).
L'argent récolté par la vente des bouquets (points de victoire).

3. Déroulement du jeu :

Première étape : plantation

Chaque joueur va planter à tour de rôle des fleurs, en posant une des cartes qu’il a en main. Ses plantations de fleurs peuvent donc s’étendre d’une à neuf cases, et elles sont complétées par de l’herbe. La carte avec une case de fleurs comprend huit cases de pelouse, celle avec neuf cases de fleurs n’a pas de gazon…

Il ne doit pas recouvrir totalement une carte déjà posée mais s’étendre, d’au moins une case « de table » (ou d’autre chose si vous ne jouez pas sur une table 😮 ). Bien sûr, peu à peu, les nouvelles plantations vont se superposer et les premières pourront avoir complètement disparu, sous plusieurs cartes.

Deuxième étape : on coupe les fleurs

Lorsqu’on recouvre des cases de fleurs (même avec du gazon), on reçoit celles-ci sous la forme de fleurs coupées (les jetons).

Exemple: si l’on recouvre huit cases jaunes, on reçoit huit fleurs jaunes.

Si l’on recouvre deux cases bleues, trois rouges et deux jaunes, on obtient deux lilas, trois tulipes et deux jonquilles.

Le joueur bleu va poser sa carte. Il recouvre au moins une case de table (ici, trois). Il recevra cinq fleurs blanches et une rouge. (s'il avait recouvert des bleues, il les aurait reçu aussi.)
Le joueur bleu va poser sa carte. Il recouvre au moins une case de table (ici, trois). Il recevra cinq fleurs blanches et une rouge. (S'il avait recouvert des bleues, il les aurait reçues aussi.)

Troisième étape : on constitue des bouquets.

Grâce à ces fleurs coupées, on va pouvoir constituer des bouquets, de couleurs variées. Si le bouquet comprend cinq fleurs différentes, on marquera dix points, quatre fleurs, six points, trois fleurs, trois points et deux fleurs, un point. On peut bien sûr faire un « bouquet » avec une seule fleur (Bande de radins !) pour zéro point.

Les fleurs coupées peuvent être stockées dans notre brouette pour les tours suivant. A cinq joueurs, la brouette peut contenir huit fleurs au total (huit jetons). A priori, on a intérêt à garder ses fleurs pour réaliser le plus gros bouquet ! (D’où la possibilité de faire des bouquets d’une seule fleur pour débarrasser sa brouette.)

Règle avancée : pour les tours de jeu, c’est le personnage qui a le moins de plantations de sa couleur visibles qui rejoue, jusqu’à ce qu’un autre jardinier en ait moins que lui. Un joueur peut donc jouer plusieurs fois de suite, et ainsi étendre son territoire pour tenter d’avoir à la fin la surface plantée la plus étendue ou finir plus vite. (Dans la règle « normale », on tourne simplement dans le sens horaire.)

Quatrième étape : épouvantails.

On peut utiliser ses figurines pour protéger ses plantations, après avoir planté ses fleurs.

  • Le jardinier se pose sur une case de fleurs de sa couleur.
  • L’animal de compagnie se pose à côté de son terrain ou de celui d’un autre, près d’une case fleurs ou gazon. On ne peut donc rien placer sous l’animal de compagnie (cochon, lapin, chat, chien…). Attention, il faut au moins dix cases de sa couleur pour mettre son animal de compagnie. On en conserve l’usage même si l’on n’a plus dix cases visibles ensuite.
  • Le massif peut être installé à partir de quinze cases plantées, à cheval sur une case de fleurs de sa couleur et une case de gazon. Il permet de protéger ces deux cases.

4. Décompte des points :

A la fin de la partie, le jardinier qui a réussi à vendre les bouquets les plus variés, gagne. Pour modérer cela, on récompense aussi le joueur qui a fini en premier ses plantations (qui n’a plus de cartes en main), en lui accordant dix pièces (à cinq joueurs), une prime de fraicheur. On donne aussi dix points à celui qui a, à la fin, la plantation la plus étendue de sa couleur.

Conclusion : Jeu de simple divertissement qui se transforme peu à peu en jeu d’intense réflexion, à moduler en fonction des joueurs. Si la boîte, honnêtement, rebute un peu, ne vous laissez pas arrêter par cela. Certains ont craint des parties « bisounours » , il n’en fut rien (nous on est des bouchers vampires à tendance psychopathe 😈 ). Malgré tout, la réflexion ne prend pas le pas sur le plaisir du jeu, qui reste bien présent.

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